La technologie le permet: pourquoi ne votons-nous pas directement nos lois?

C'est moins compliqué que la déclaration en ligne de nos impôts et ça, ils l'ont fait. Internet, 4G, bases de données gigantesques et rapides... Tous les moyens existent. Cela coûterait moins cher qu'un secrétaire d'Etat et serait amorti au premier référendum qu'il permettra d'éviter. Et, cerise sur le gâteau, plus besoin de manifester dans la rue.

Le constat

Quand tout semble fonctionner dans un pays, tant qu'on a «du pain et des jeux», on se préoccupe généralement assez peu de son système de gouvernement. C'est plus reposant de déléguer à une élite autoproclamée le soin de prendre toutes les décisions à notre place sans aucun contrôle si ce n’est, une fois tous les 5 ans, la farce peudo-démocratique servant à choisir de nouveaux maîtres parmi les parasites candidats soigneusement présélectionnés pour nous.

Malheureusement, le système abusivement qualifié de «démocratie représentative» est un échec patent dans tous les domaines : chômage, cohésion sociale, sécurité, écologie, éducation, santé, terrorisme, dette, liberté d’expression … Indépendamment du contexte mondial, la situation actuelle, qui ne fait que se dégrader, est surtout le résultat, toutes tendances politiques confondues, de décennies de mauvaises décisions. L’invisibilité, sur le moment, des conséquences à long terme a pu donner l’illusion que le système était viable, ce qui n’est, hélas, pas le cas.

Pourquoi la démocratie "représentative" ne peut pas marcher :

C’est trop facile et bon marché à acheter et à corrompre. Quelques centaines de gugusses siègent au parlement. Il suffit dont en théorie d’en acheter la moitié pour décider de l’avenir d’un pays de 65 millions d’habitants. En réalité c’est bien pire car les parlementaires n’ont même pas besoin d’être achetés. Leur siège dépend en effet de l’investiture de leur parti politique laquelle leur est enlevée s’ils ne votent pas comme un seul homme. Ils sont donc corrompus par leur indemnité parlementaire, indemnité que NOUS PAYONS. Les puissances d’argent n’ont plus qu’à acheter, pour une poignée de cacahouètes, les têtes des partis politiques qui eux, une fois élus, corrompent tout le reste à coup de subventions et d’aides diverses qui sortent elles aussi de NOTRE POCHE.

Nous élisons les plus compétents POUR SE FAIRE ELIRE (et mentir) et pas forcément pour gouverner. En outre pour arriver au sommet du panier de crabes politique, les qualités requises ne sont pas particulièrement l’intégrité, l’honneur et l’honnêteté des convictions.

Ils n’ont aucun compte (ni argent) à rendre. Prenez n’importe lequel des derniers présidents. De combien était la dette à son arrivée au pouvoir ? De combien était-elle à sa sortie ? Combien lui prélève-t-on, chaque mois, en retenue sur salaire pour combler la différence ? A-t-on saisi ses maisons, voire son château, ses biens ? Est-il plus pauvre ou plus riche qu’avant son élection ?

Il n’y a pas de contrepouvoir médiatique ou judiciaire, tout ce beau monde, à un certain niveau, fréquentant les mêmes cercles, étant issus des mêmes réseaux (maçonnerie, grandes écoles, filières associatives…) et constituant une même caste parasitaire.

C’est un mensonge car le système n’est pas représentatif et encore moins démocratique.